Université Paris-Sud Faculté d'Orsay et Plateau Saclay

« Grand Paris » « Campus du Plateau de Saclay » UNITE POUR LE RETRAIT DES PROJETS DE LOI

La réforme territoriale et le projet de loi «Grand Paris »

 

Les principales dispositions

Création de « métropoles » (+450000 habitants) aux compétences élargies qui percevront la totalité de la fiscalité locale et des dotations d’Etat.

Création de conseils territoriaux (en remplacement des conseils régionaux et départementaux) : 80% élus au scrutin majoritaire à 1 tour, 20% à la proportionnelle.

Procédures de fusion des communes et de regroupement de régions ou de départements.

 

A quoi cela conduit ?tractpoigrandparisfacorsay22112009.jpg

  1. La hausse des impôts locaux (+7% en 2009) : la suppression de la taxe professionnelle est au coeur de la réforme territoriale. Les entreprises vont économiser 12 milliards d’euros et la part des familles dans le financement des collectivités locales va passer de 50% à 70% ! Des hausses brutales de la taxe foncière et de la taxe d’habitation sont inévitables si ce projet passe.
  2. La privatisation/destruction des services publics au nom de la « réduction de la dépense publique » : le gouvernement veut contraindre les communes et les départements à des « économies d’échelles » : « les collectivités territoriales doivent contribuer à la réduction de la dépense publique » (Sarkozy, 20 octobre). Elles devront donc réduire brutalement les personnels dans les écoles, les bureaux d’aide sociale, les bibliothèques, les piscines, etc.
  3. Un maquis de territoires contre la République : contre l’organisation républicaine et uniforme de la République héritée de la Révolution, bâtie sur l’égalité en droit, il s’agit de faire émerger un maquis de territoires aux statuts différenciés : métropoles, intercommunalités, communautés urbaines, etc.

Un réseau de métro automatique en rocade (130 km, 40 gares) reliant les aéroports et les centres économiques de la banlieue.

Ce projet prévoit la création d’une nouvelle société publique (EPIC) qui aura tous pouvoirs sur les collectivités locales pour aménager, exproprier et construire les lignes et les gares.

Comment payer les 35 milliards d’euros de ce projet ?

- Par l’instauration de péages urbains, la privatisation des nouvelles lignes de trains, la hausse des tarifs des transports.

- Par le partenariat « public-privé » (PPP) comme pour la liaison « express » entre Paris et l’aéroport de Roissy,

- Par la spéculation foncière autour des futures gares.

Une des premières conséquences concrètes de ce projet, c’est que des entreprises comme le CEA-Saclay veulent se débarrasser de leur service de transport sous couvert d’un futur réseau qui, lui, sera payant et ne prendra pas en compte les besoins particuliers de ses agents.

Le projet de loi prône la « concertation » avec les élus locaux mais l’Etat se donne tous les moyens de passer en force : procédures d’expropriation, ventes de terrains, PLU, POS, etc.

Le projet de loi du Grand Paris vise à franchir un cran de plus dans la déréglementation et il est indissociable du projet de réforme territoriale et de mesures fiscales (suppression de la taxe professionnelle, instauration de la taxe carbone).


Nous en appelons à tous ceux qui veulent préserver la libre administration des communes

avec les moyens financiers leur permettant d’exercer leurs compétences, à exiger :

Le retrait du projet de loi portant sur l’organisation territoriale

Le retrait des projets de loi « Grand Paris »


Le projet d’EPIC «Paris-Saclay»»

Les deux EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial) « Grand Paris » et « Paris-Saclay » vont créer une situation nouvelle : Contrôlées par l’Etat, elles auront des pouvoirs bien supérieurs aux collectivités locales et aux sociétés de transports publics en Ile de France : Expropriations, modifications des PLU, modifications des lignes de bus ou de trains, etc…C’est toute la démocratie communale qui est en danger.

 

Il s’agit, dans les termes mêmes du secrétaire d’Etat C.Blanc, de favoriser le «développement d’un grand « cluster » scientifique de rang mondial et de démultiplication de l’activité économique et industrielle issue des laboratoires exceptionnels rassemblés sur ce territoire ». C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet de « campus du plateau de Saclay» (piloté par la Fondation de Coopération Scientifique « Digiteo-Triangle de la physique ») dont une bonne partie des moyens viendront de revenus spéculatifs issus de la vente d’actions d’EDF par l’Etat (1,4 milliards €) via le plan «CAMPUS».

Le plateau de Saclay, qui est au coeur de l’entreprise menée par Sarkozy et C. Blanc en Ile-de-France, est l’archétype de la politique de «clusters» impulsée par l’Union européenne qui vise directement l’assujettissement de la recherche aux besoins du « marché »: « Les clusters constituent un phénomène principalement axé sur le marché.»

Quelles sont les perspectives sur le plateau de Saclay ?

La partie « vallée » de l’université Paris-Sud qui devrait déménager à marche forcée, la concentration de Paris-XI sur le plateau via les regroupements des sites de Cachan ou de Chatenay-Malabry, le déménagement de l’Ecole Centrale, des Mines, d’AgroParisTech, de l’ENSTA, de l’INRA (2/3 des effectifs sur le Plateau à terme), d’EDF-R&D, etc. Tout cela par transfert de personnel, sans création d’emplois directs ?

Les entreprises privées vont-elles créer des emplois ?

Rien ne le dit. A EDF-R&D, c’est –30%, chez Danone, c’est zéro création d’emploi dans le groupe. Pourquoi le feraient-elles ces boîtes privées ? Pour elles, le plateau de Saclay s’apparente à un cocktail comprenant « rationalisation » des emplois, plus-value foncière et fiscale, et sous-traitance grandissante aux laboratoires publics de leurs travaux de R&D via les fameuses « synergies » public-privées. Tout cela est inscrit clairement dans la stratégie nationale de recherche et d’innovation (SNRI) décidée par le gouvernement : La recherche publique est mise en demeure de « valoriser » au plus vite, faute de quoi elle mourra car privée de financement.

Le projet de « campus du Plateau de Saclay » c’est :

  • Le plan CAMPUS avec ses « partenariats publics-privés » (PPP) qui ouvrent la voie à une privatisation
  • La nouvelle « gouvernance » des universités, rendue possible par la loi LRU et la masterisation des diplômes.
  • Une opération de transfert des locaux de l’université Paris-Sud sur le plateau de Saclay qui ouvre la voie à son démantèlement et à sa privatisation, qui prépare la disparition des activités « non lucratives » de l’enseignement supérieur et de la recherche et opération immobilière juteuse.
  • Un véritable plan social (suppressions de postes par « mutualisation », regroupement de laboratoires à des fins d’économie budgétaires)
  • Un asservissement de la recherche publique au privé via les PPP par le biais du « pilotage », des contrats ANR et RTR A, des « fondations » et du « crédit impôt recherche » (CIR).

Le projet « Campus Plateau de Saclay » n’est rien d’autre qu’un outil de démantèlement et de pillage des organismes publics de recherche et d’enseignement supérieur, de désengagement de l’Etat et d’attaque contre les statuts des personnels. C’est la transcription sur le Plateau de Saclay des directives européennes sur les « clusters d’innovation »

 

UNITE pour le retrait du projet de loi portant sur le Grand Paris

UNITE pour le retrait du projet « Campus Plateau de Saclay »

Le comité Ulis-Orsay du POI s’adresse à tous pour soutenir ces exigences

 

Je m’associe publiquement à ces exigences de retrait

Pour tout contact : Ulis.Poi@gmail.com

A propos de Comité Les Ulis Orsay Parti Ouvrier Indépendant

Qui sommes-nous ? Le Parti ouvrier indépendant a été constitué en juin 2008. Il combat pour le socialisme, la République et la démocratie. Le POI affirme : la démocratie, la défense des intérêts ouvriers et populaires, exigent de s’engager sur la voie de la rupture avec l’Union européenne et de la liquidation des institutions de la Ve République. Le POI combat pour un authentique gouvernement de défense des travailleurs et de la démocratie, appuyé sur une Assemblée constituante. manifestation du 30-09 Photo: JM Rillon Seul un gouvernement qui s’affranchirait du carcan du traité de Maastricht serait à même de prendre les mesures urgentes de sauvegarde de la population : l’interdiction des licenciements, le retour aux services publics de l’ensemble des secteurs (poste, chemins de fer, hôpitaux, en cours de privatisation), le retour à la Sécurité sociale de 1945, le rétablissement de l’ensemble des moyens nécessaires à l’école publique, aux hôpitaux, etc. Le POI se prononce pour l’annulation pure et simple de la dette qui a été fabriquée de toutes pièces par les capitalistes et les spéculateurs. Cette dette n’est pas celle du peuple, il n’a pas à la payer. Le POI combat pour la défense de la République une et indivisible, contre la « régionalisation » du pays, contre la remise en cause des droits égaux pour tous les citoyens, contre l’éclatement des conventions collectives nationales et des statuts nationaux. Le POI est membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui regroupe, dans soixante pays, des organisations indépendantes luttant contre la guerre et l’exploitation. Le POI est une construction commune de militants d’origines diverses du mouvement ouvrier. Il vous invite à construire ensemble dans ce pays l’authentique parti ouvrier indépendant dont les travailleurs et le peuple ont besoin. Lire aussi le Manifeste du POI. >>>> http://parti-ouvrier-independant.fr/le-manifeste-de-fondation-du-parti-ouvrier-independant/

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