Université Paris-Sud Faculté d'Orsay et Plateau Saclay

NON AU DÉMÉNAGEMENT DE LA FACULTÉ D’ORSAY

Une opération « consensus » se met en place

NON AU DÉMÉNAGEMENT DE LA FACULTÉ

UNITÉ POUR LA RÉNOVATION IMMEDIATE SUR PLACE

Le POI a déjà fait savoir son opposition au « plan Campus », à l’opération « Grand Paris » et au déménagement de la faculté d’Orsay.

De nombreuses organisations politiques et syndicales ont souligné les dangers de ces projets et manifesté d’une façon ou d’une autre leur opposition. En novembre dernier, le congrès de l’Union départementale UD-CGT91 s’est prononcé « pour le retrait des projets de loi du Grand Paris. » Le bulletin national du SNESUP-FSU d’avril note que ce projet « implique le déménagement d’une bonne part de l’Université Paris-Sud (…) Cela peut remettre en cause des laboratoires existants, des collaborations engagées (…) Ce projet paralyse aussi un programme de rénovation des bâtiments de Paris-Sud et fait travailler et étudier dans des locaux non chauffés ou dans des conditions de sécurité incertaines. »

On pourrait ajouter la perspective d’une opération immobilière juteuse, le démantèlement de résidences universitaires, un grand chambardement de la recherche publique existante conduisant à la liquidation de nombreuses thématiques, la privatisation via les partenariats public-privé …

Au nombre des oppositions récentes à tel ou tel aspect de l’opération Plateau de Saclay, citons les sections SNCS et SNESUP-FSU locales, les Verts-Europe Ecologie « pas de friches universitaires et industrielles (…) reconstruire l’université sur l’université évitant l’implantation sur les terres agricoles du Plateau de Saclay d’un nouveau campus », les travailleurs du centre de recherche EDF de Clamart se sont prononcés contre leur déménagement au plateau de Saclay.

Au nombre des sceptiques quant à la possibilité de financer les projets dont celui de super métro « grand huit » de Christian Blanc, on trouve un journal grand défenseur de toutes les contre réformes, Le Monde du 13 avril, qui note son coût à « au moins 21 milliards € » et souligne qu’il ne sera pas opérationnel « avant 2025″; il trouve l’ »équation économique et industrielle aléatoire »; surtout, il donne une clé sur la spéculation immobilière et foncière de l’affaire : « La société du Grand Paris sera chargée d’aménager les terrains autour des gares du futur métro.

Elle récupèrerait alors les taxes commerciales, foncières et immobilières. » Pendant ce temps-là, les usagers des transports en commun, en particulier ceux du RER B, très dégradé, continueraient à galérer …

La présidence de Paris-Sud déclare le 9 avril : « Avant d’être un projet immobilier, le plan campus Saclay est un projet scientifique, pédagogique, de l’organisation et du fonctionnement de l’UPS 11 de demain. » C’est donc, quand même, un projet immobilier mais c’est aussi la déstructuration de l’université actuelle, à l’aide des « pôles de compétitivité », pour « rapprocher université et recherche du monde de l’entreprise » et des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) : c’est le « regroupement des équipes », « la mutualisation des moyens et des équipements » par « souci d’économie ».

Grâce à la LRU, qui permet aux universités de disposer librement des terrains et des bâtiments, la présidence de Paris-Sud pointe le bout de son oreille, certes avec précaution, sur la juteuse opération immobilière qui résulterait de la libération de terrains dans la vallée : dans la même présentation, on voit que le budget prévisionnel compte déjà sur 373 millions € de « cessions (hors vallée) ».

Où s’arrêteraient les cessions du patrimoine ? Ce budget de 4,1 milliards €, outre 1 milliard € du grand emprunt et 400 millions € du Plan Campus, espère entre autres 860 millions€ des collectivités territoriales et 900 millions € du privé.

Selon les directeurs des grands laboratoires de physique de la faculté d’Orsay, il faudrait de toute façon un budget deux fois plus élevé pour construire des installations équivalentes à l’existant sur le plateau. D’ores et déjà, le département de mathématiques, célèbre mondialement, a fait savoir sa détermination de ne pas bouger et a un projet d’un bâtiment neuf dans la vallée.

Comme pour lancer sa contre réforme des retraites, le gouvernement Sarkozy espère réunir un consensus politique, à commencer par un « diagnostic partagé ».

Evidemment, le manque d’entretien et de maintenance quasi-général depuis 30 ans ou plus, fait qu’un certain nombre de bâtiments sont en piteux état. Le plan campus

Plateau de Saclay vient justifier a posteriori et fort opportunément cette carence et pousse à « faire du neuf ».

 

Non au consensus !

La presse a fait grand cas de l’opposition entre le projet du ministre Christian Blanc et celui de Jean Paul Huchon, président PS du conseil régional d’Ile de France, en particulier pour les transports, « grand huit » contre « arc express ». Opposition ? En novembre dernier, le député-maire PS de Palaiseau, François Lamy, président de la communauté d’agglomération du Plateau de Saclay (CAPS), a critiqué le plan campus Plateau de Saclay et a appelé à sa rescousse l’unité réalisée entre le conseil régional d’Ile de France et les conseils généraux du 91 et du 78. Cette unité gauche-droite, il la revendique entre quatre communautés d’agglomération :

Massy, Saint Quentin en Yvelines, CAPS et Versailles pour soutenir un autre plan : « Le projet ? Il existe: c’est le Plan Campus, élaboré par les acteurs scientifiques et universitaires, en lien avec les élus, et reconnu par le ministère de la recherche. » Rapidement, il réclame d’être partie prenante du projet du gouvernement auquel il reproche surtout le manque de financement par l’Etat, le volet transports et … la concertation et, fort logiquement, il réclame un « co pilotage du projet ». Le sénateur PCF Bernard Véra, a donné le « la » de l’opération recherche du consensus en concluant son discours du 6 avril ainsi : »nous n’adhérons pas à votre projet concernant le plateau de Saclay et nous défendrons une autre vision de son avenir » mais il l’avait commencé en déclarant : « Le statu quo n’est ni possible ni souhaitable, il faut aller vers un véritable projet partagé ».

S’il s’agit de continuer à travailler dans des locaux délabrés, de subir l’inconfort de restaurants surpeuplés et inadaptés ou de loger dans des chambres insalubres, pas question de statu quo !

Il y a une réponse : RÉNOVATION IMMEDIATE SUR PLACE.

Pour le POI, le seul mandat conforme aux intérêts des personnels et des étudiants, à la sauvegarde de toutes les thématiques de recherche et de toutes les disciplines, à la défense de la recherche fondamentale publique et à l’enseignement supérieur et des statuts, c’est :

 

NON AU DÉMÉNAGEMENT DE LA FACULTÉ

NON AU CONSENSUS

UNITÉ POUR LA RÉNOVATION IMMEDIATE SUR PLACE

 

 

Je suis d’accord avec ce mandat,

Pour tout contact : Ulis.Poi@gmail.com

A propos de Comité Les Ulis Orsay Parti Ouvrier Indépendant

Qui sommes-nous ? Le Parti ouvrier indépendant a été constitué en juin 2008. Il combat pour le socialisme, la République et la démocratie. Le POI affirme : la démocratie, la défense des intérêts ouvriers et populaires, exigent de s’engager sur la voie de la rupture avec l’Union européenne et de la liquidation des institutions de la Ve République. Le POI combat pour un authentique gouvernement de défense des travailleurs et de la démocratie, appuyé sur une Assemblée constituante. manifestation du 30-09 Photo: JM Rillon Seul un gouvernement qui s’affranchirait du carcan du traité de Maastricht serait à même de prendre les mesures urgentes de sauvegarde de la population : l’interdiction des licenciements, le retour aux services publics de l’ensemble des secteurs (poste, chemins de fer, hôpitaux, en cours de privatisation), le retour à la Sécurité sociale de 1945, le rétablissement de l’ensemble des moyens nécessaires à l’école publique, aux hôpitaux, etc. Le POI se prononce pour l’annulation pure et simple de la dette qui a été fabriquée de toutes pièces par les capitalistes et les spéculateurs. Cette dette n’est pas celle du peuple, il n’a pas à la payer. Le POI combat pour la défense de la République une et indivisible, contre la « régionalisation » du pays, contre la remise en cause des droits égaux pour tous les citoyens, contre l’éclatement des conventions collectives nationales et des statuts nationaux. Le POI est membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui regroupe, dans soixante pays, des organisations indépendantes luttant contre la guerre et l’exploitation. Le POI est une construction commune de militants d’origines diverses du mouvement ouvrier. Il vous invite à construire ensemble dans ce pays l’authentique parti ouvrier indépendant dont les travailleurs et le peuple ont besoin. Lire aussi le Manifeste du POI. >>>> http://parti-ouvrier-independant.fr/le-manifeste-de-fondation-du-parti-ouvrier-independant/

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