« Avec le POI, pour la rupture » Edito d’IO N° 183 du 19 janvier 2012

Posté par Comité Les Ulis Orsay Parti Ouvrier Indépendant le 18 janvier 2012

L’abaissement de la notation de la France par Standard and Poor’s est une décision politique. Par ce biais, le capital financier Informations Ouvrières 183nord-américain accentue sa pression dislocatrice. Pression dislocatrice sur l’Union européenne, accusée de ne pas dégager, via la BCE (et du fait du refus de Merkel) des moyens suffisants pour garantir le paiement des intérêts des dettes « souveraines » aux capitalistes et spéculateurs
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 Pression dislocatrice sur la France, sommée d’aller jusqu’au bout du démantèlement des « rigidités du marché du travail », c’est-à-dire de la destruction des garanties collectives de la classe ouvrière : Code du travail, conventions collectives, statuts et surtout, régimes de protection sociale.

 Cette décision de Standard and Poor’s, déclare Fillon, rend le « rendez-vous du sommet social plus pertinent que jamais ». Il en fixe l’objectif : « Prendre une mesure significative sur la baisse du coût du travail », et le point de départ : « Baisser le coût du travail en réformant le financement de la Sécurité sociale ».

 On peut difficilement imaginer une situation où la ligne de partage entre les classes serait plus claire. En toute logique, quiconque veut s’opposer à la politique du gouvernement devrait s’engager sur la voie de la rupture avec les diktats des fonds de pension, des agences de notation et des institutions de la troïka (Union européenne FMI-Banque centrale européenne).

 Au lieu de quoi, François Hollande considère comme prioritaire « de nous désendetter » et promet, en cas d’élection, que « les premiers mois seront consacrés au redressement,au rétablissement des comptes publics ». Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon dénonce les « diktats » des politiques européennes, ce en quoi il a parfaitement raison. Mais c’est pour demander : « La Banque centrale européenne doit prêter directement aux Etats », tandis que l’Humanité propose de « requérir de la BCE une création monétaire ». Comme si la BCE n’avait pas été constituée par le traité de Maastricht dans l’objectif de faire baisser le coût du travail au nom de la stabilité de l’euro !

 Plus que jamais, la situation se résume à une alternative : ou bien l’austérité, ou bien la lutte contre l’austérité. Ou bien rembourser la dette, ou bien l’annuler. Ou bien l’intégration des organisations syndicales dans les sommets sociaux de Sarkozy ou la « coproduction » des lois revendiquée par Hollande, ou bien l’indépendance des organisations ouvrières défendant les revendications ouvrières

 dictature de la troïka, ou bien la rupture avec le carcan qu’elle veut imposer.

 Cette alternative est posée sans attendre l’élection présidentielle. A leur façon les enseignants, appelés à la grève par leurs organisations syndicales le 31 janvier contre les 13 000 suppressions de postes et le décret sur l’évaluation, répondent : c’est maintenant, c’est tout de suite qu’il s’agit de défendre le statut et les emplois, et au delà, l’Education nationale dans son ensemble.

 Cette question est-elle posée seulement dans l’enseignement ?

 Aider, pas à pas, à la réalisation de l’unité pour chacune des revendications, c’est contribuer à la réalisation du mouvement d’ensemble qui, tôt ou tard, balaiera le carcan des politiques imposées par le FMI, l’Union européenne, la Banque centrale européenne.

 Là est le sens de l’action des comités du POI, qui, sous toutes les formes, combattent pour la rupture avec l’Union européenne.

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