NON AU PACTE CONTRE LA SÉCURITÉ SOCIALE OUI À LA DÉFENSE DE LA SÉCU DE 1945
Posté par Comité Les Ulis Orsay Parti Ouvrier Indépendant le 31 janvier 2012
Au lendemain de la dégradation de la notation de la France par l’agence Standard and Poor’s, Nicolas Sarkozy a annoncé sa
détermination à baisser la part patronale des cotisations sociales au nom de « la compétitivité des entreprises » ; il veut augmenter la TVA, devenue pour l’occasion « sociale ».
La dirigeante du patronat, Laurence Parisot, s’en est félicitée. Denis Kessler, du même Medef, en rajoute : il demande qu’à l’occasion de l’élection présidentielle « un pacte » soit scellé entre les candidats « non seulement sur la nécessité absolue de baisser les déficits, mais aussi sur les voies à suivre ». Pour ce faire, il demande qu’on en finisse avec le système de « la répartition ».
La « répartition », c’est la Sécu de 1945, fondée sur les cotisations sociales qui constituent le salaire différé des travailleurs. Elle organise la solidarité entre les bien-portants et les malades, entre les actifs et les retraités, entre ceux qui ont gardé leur travail et ceux qui ont été licenciés.
L’Union européenne, les agences de notation, le Medef veulent tous en finir avec la Sécurité sociale de 1945 en supprimant la part patronale des cotisations au nom de la « compétitivité ».
Dans ces conditions, comment comprendre que, lors de son discours au Bourget, François Hollande ait déclaré : « Nous devons aussi faire des efforts de compétitivité, je veux fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG. »
« Fusionner l’impôt sur le revenu avec la CSG », n’est-ce pas franchir un pas déterminant dans la fiscalisation de la Sécurité sociale ? N’est-ce pas donner la possibilité à tout gouvernement de puiser à tout moment dans le budget de la Sécu à d’autres fins que celles de la protection sociale ?
N’est-ce pas autoriser tout gouvernement à utiliser les ressources de la Sécu pour rembourser la dette créée par les spéculateurs?
La Sécurité sociale appartient aux travailleurs !
N’y touchez pas !
Non à la fiscalisation de la Sécurité sociale !
La dette n’est pas celle des travailleurs, annulation de la dette !
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