DEFENDRE LA REPUBLIQUE - NON A LA RIGUEUR, Informations Ouvrieres

 » Nous disposons de quatre mois  » – L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES n°190

Dans la République, il n’y a pas de place pour la lutte des classes » (Sarkozy,3mars).
« Le président de la République ne peut pas réussir seul (…), il aura besoin des corps intermédiaires », notamment «  les collectivités locales et les syndicats  » (Hollande, 2mars).
N’en déplaise à Sarkozy, reconnaître la lutte de classe, c’est reconnaître qu’il existe des intérêts sociaux contradictoires dans la société, et que les organisations ouvrières sont libres de défendre les intérêts particuliers des travailleurs. N’en déplaise à Hollande, un syndicat ouvrier n’est pas un corps intermédiaire  : son rôle n’est pas de gouverner, mais, face aux patrons et à l’Etat, de porter les revendications des salariés. N’en déplaise aux uns et aux autres, la démocratie politique suppose le droit imprescriptible des travailleurs de disposer d’organisations, politiques et syndicales, attachées à la seule défense de leurs intérêts particuliers.
A l’heure où grandit l’aspiration populaire à chasser Sarkozy, comment comprendre que son principal adversaire, membre du Parti socialiste, s’inscrive (sous une forme certes différente) dans un même schéma corporatiste propre à la Ve République, se fixant d’enchaîner les syndicats à l’Etat ?
Le jour même où ces propos étaient tenus, on apprenait qu’en deux mois (du 21 décembre au 29 février), la Banque centrale européenne avait prêté 1 018,5 milliards d’euros à 1 023 banques européennes !
Dans quel but ? Selon le journal Les Echos, les banques peuvent, « en empruntant à 1%auprès de la BCE (…) acheter des obligations italiennes (…) servant 2,1%d’intérêts  ». Donc : les banques continuent à s’engraisser aux dépens des finances publiques des Etats, et cela grâce à l’argent bon marché prêté par la BCE…elle-même alimentée par les finances publiques ! Jusqu’à quand ? Les Echos s’inquiètent : «  Reste une inconnue à l’horizon de trois ans : comment les banques vont-elles pouvoir rembourser les 1 000 milliards empruntés à la BCE ? » Comment vont-elles rembourser ? Ou comment préparent-elles une nouvelle bulle spéculative au nom de laquelle on exigera des travailleurs et des peuples les pires sacrifices ?
Là, on en arrive au fameux traité de Bruxelles sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Pour que banquiers et spéculateurs continuent à se renflouer avec les fonds publics, il faut que puissent s’imposer des politiques d’austérité d’une

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brutalité sans précédent. D’où l’inscription dans la Constitution de la fameuse « règle d’or » qui, de fait, rendrait anticonstitutionnelle toute action syndicale revendicative.
Depuis une semaine, le Parti ouvrier indépendant a engagé une campagne pour dire non à la ratification du traité de Bruxelles. Sur les marchés, aux portes des entreprises, les travailleurs saisissent d’emblée l’enjeu. «  C’est grave pour nos enfants », dit cette mère de famille. «  C’est une véritable dictature qu’ils veulent imposer », dit ce jeune travailleur. Nous disposons de quatre mois pour organiser la mobilisation la plus large, recueillir par dizaines et dizaines de milliers les signatures des travailleurs et militants de toutes tendances qui diront : unité contre la ratification du traité !
A la marche au corporatisme, nous opposons la lutte de classe. A la menace de dictature supranationale, nous opposons la défense de la démocratie. Lecteurs de notre journal,membres ou non de notre parti, venez participer aux assemblées débats du Parti ouvrier indépendant. Nous y débattrons, nous y échangerons, et nous y organiserons la bataille contre la ratification du traité.

Daniel Gluckstein
Secrétaire national du POI

Cet article a été publié le 7 mars 2012

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A propos de Comité Les Ulis Orsay Parti Ouvrier Indépendant

Qui sommes-nous ? Le Parti ouvrier indépendant a été constitué en juin 2008. Il combat pour le socialisme, la République et la démocratie. Le POI affirme : la démocratie, la défense des intérêts ouvriers et populaires, exigent de s’engager sur la voie de la rupture avec l’Union européenne et de la liquidation des institutions de la Ve République. Le POI combat pour un authentique gouvernement de défense des travailleurs et de la démocratie, appuyé sur une Assemblée constituante. manifestation du 30-09 Photo: JM Rillon Seul un gouvernement qui s’affranchirait du carcan du traité de Maastricht serait à même de prendre les mesures urgentes de sauvegarde de la population : l’interdiction des licenciements, le retour aux services publics de l’ensemble des secteurs (poste, chemins de fer, hôpitaux, en cours de privatisation), le retour à la Sécurité sociale de 1945, le rétablissement de l’ensemble des moyens nécessaires à l’école publique, aux hôpitaux, etc. Le POI se prononce pour l’annulation pure et simple de la dette qui a été fabriquée de toutes pièces par les capitalistes et les spéculateurs. Cette dette n’est pas celle du peuple, il n’a pas à la payer. Le POI combat pour la défense de la République une et indivisible, contre la « régionalisation » du pays, contre la remise en cause des droits égaux pour tous les citoyens, contre l’éclatement des conventions collectives nationales et des statuts nationaux. Le POI est membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui regroupe, dans soixante pays, des organisations indépendantes luttant contre la guerre et l’exploitation. Le POI est une construction commune de militants d’origines diverses du mouvement ouvrier. Il vous invite à construire ensemble dans ce pays l’authentique parti ouvrier indépendant dont les travailleurs et le peuple ont besoin. Lire aussi le Manifeste du POI. >>>> http://parti-ouvrier-independant.fr/le-manifeste-de-fondation-du-parti-ouvrier-independant/

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