Informations Ouvrieres

« Résistance à la dictature » Edito Informations Ouvrieres n°222

L’événement n’a guère attiré l’attention des médias. Et pourtant… Le congrès de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) s’est conclu le 7 octobre sur une résolution mettant en garde le gouvernement contre toute tentative « de rompre avec 200 ans d’histoire » et de « supprimer la commune » au profit de l’intercommunalité forcée. Cette suppression préconisée par « certains (tous partis politiques et technocrates confondus) » risquerait, souligne la résolution, « d’accroître la rupture entre les Français et l’action publique » et de « renforcer plus encore la crise sociale ». Une telle position est d’autant plus remarquable qu’elle vient d’une association comme l’AMRF (1).

Cellule de base de la démocratie issue de la Révolution française, la commune constitue, historiquement, le socle de la République. Or, se combinant à la réforme territoriale du gouvernement précédent (non abrogée par l’actuel), l’acte III de la décentralisation annoncé par le gouvernement Hollande-Ayrault achèverait de liquider les prérogatives des communes et de les étrangler financièrement, tout en leur transférant de plus en plus de charges. Cela, dans le cadre de la politique d’austérité dictée par la troïka (Union européenneFonds monétaire international-Banque centrale européenne).
Le rapport est direct entre la mise en œuvre du TSCG par la troïka et cette tentative de liquider les derniers restes de démocratie politique. Le rapport est direct aussi entre la révolte des maires et le mouvement général de résistance des travailleurs et des peuples qui, en Espagne, en Grèce, au Portugal, se dressent contre la dictature de la troïka, mouvement de résistance qui mûrit aussi dans notre pays.
Oui : « dictature ». Le terme n’a rien d’exagéré ! D’une certaine manière, ceux qui nous gouvernent le reconnaissent eux-mêmes. C’est ce que fait un Montebourg lorsque, tout en accompagnant les plans de destruction de l’emploi à PSA, Sanofi, ArcelorMittal, il adresse une lettre respectueuse au président de la Commission européenne pour lui demander de bien vouloir procéder « à une révision ambitieuse de notre politique industrielle »… laquelle passe, bien sûr, par « l’amélioration de la compétitivité », et donc la remise en cause des droits des travailleurs. C’est ce que fait un Bartolone, président de l’Assemblée nationale (et, à ce titre, troisième personnage de l’Etat), quand il souligne le « côté absurde» de la limite à3% du PIB du déficit public… le jour même où il préside la session de l’Assemblée nationale qui vote le budget 2013 entièrement cadré par l’exigence du retour aux 3 %. Même ces « grands personnages de l’Etat » reconnaissent leur statut réel, celui de petits commis volontairement soumis au cadre dictatorial de l’Union européenne mis en place par eux et avec leur approbation.

Il reste que le mouvement des maires, à l’unisson de ce qui se passe dans toute l’Europe, exprime la résistance à la marche à la dictature et à la barbarie. Il s’inscrit donc pleinement dans l’objectif fixé pour la conférence du 1er décembre par les 413 militants ouvriers de toutes tendances qui en prennent l’initiative : « Contre la dictature de la troïka et du TSCG, pour l’unité et la résistance. »

(1) Rassemblant près de dix mille maires ruraux, l’AMRF est dirigée par un bureau de sept membres représentant un large éventail politique : droite, centre, PS, PCF…

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A propos de Comité Les Ulis Orsay Parti Ouvrier Indépendant

Qui sommes-nous ? Le Parti ouvrier indépendant a été constitué en juin 2008. Il combat pour le socialisme, la République et la démocratie. Le POI affirme : la démocratie, la défense des intérêts ouvriers et populaires, exigent de s’engager sur la voie de la rupture avec l’Union européenne et de la liquidation des institutions de la Ve République. Le POI combat pour un authentique gouvernement de défense des travailleurs et de la démocratie, appuyé sur une Assemblée constituante. manifestation du 30-09 Photo: JM Rillon Seul un gouvernement qui s’affranchirait du carcan du traité de Maastricht serait à même de prendre les mesures urgentes de sauvegarde de la population : l’interdiction des licenciements, le retour aux services publics de l’ensemble des secteurs (poste, chemins de fer, hôpitaux, en cours de privatisation), le retour à la Sécurité sociale de 1945, le rétablissement de l’ensemble des moyens nécessaires à l’école publique, aux hôpitaux, etc. Le POI se prononce pour l’annulation pure et simple de la dette qui a été fabriquée de toutes pièces par les capitalistes et les spéculateurs. Cette dette n’est pas celle du peuple, il n’a pas à la payer. Le POI combat pour la défense de la République une et indivisible, contre la « régionalisation » du pays, contre la remise en cause des droits égaux pour tous les citoyens, contre l’éclatement des conventions collectives nationales et des statuts nationaux. Le POI est membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui regroupe, dans soixante pays, des organisations indépendantes luttant contre la guerre et l’exploitation. Le POI est une construction commune de militants d’origines diverses du mouvement ouvrier. Il vous invite à construire ensemble dans ce pays l’authentique parti ouvrier indépendant dont les travailleurs et le peuple ont besoin. Lire aussi le Manifeste du POI. >>>> http://parti-ouvrier-independant.fr/le-manifeste-de-fondation-du-parti-ouvrier-independant/

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